DOUX-AMER

Le terme manioc viendrait du Tupi manioch Son nom, descendrait du mythe Tupi à propos de la déesse Mani, à la peau blanche, qui aurait établi sa demeure (oca) dans la racine de la plante.

Le manioc est une racine allongée en forme de massue. Elle possède une peau fine non comestible de couleur brun, marron foncé. Sa pulpe est blanche laiteuse et s'oxyde quand elle est coupée. Son goût se rapproche de la pomme de terre et de l'igname mais la chair de notre reine, est plus fondante et veloutée.

Le manioc est un aliment de base pour un demi-milliard de personnes dans le Monde. Il semblerait que notre manne ait été introduite en Afrique par les portugais vers la fin du XVI ème siècle. Via Saotome et Fernando Po.Dans le golfe du bénin et par Warri et le fleuve Congo. La culture de manioc fut d'abord lente jusqu'au début du XIX ème siècle au Nigéria, au nord des fleuves Niger et Bénoué, il était inconnu avant la 1 ere guerre Mondiale ( jones, 1959 ) Le manioc devient l'une des principales ressources alimentaires des plaines côtières du Ghana au début du XIX ème siècle. Il atteint la région Ashanti et le nord du pays au début des années 1930.

Comme ses racines peuvent être cultivées et laissées dans la terre pendant longtemps ! C'est, pour les Agriculteurs Africains, une tubercule idéale : elle est hyper calorique, disponible toute l'année et supporte des conditions climatiques extrêmes. DOUCE ou Amère. Il existe deux variétés de manioc : la varité amère, qui est un poison quand elle est crue et la variété douce utilisée en Cuisine. Il faut simplement la peler, gratter la première pellicule de la pulpe à l'aide du tranchant d'un couteau, laver  et la cuire à l'eau bouillante salée comme une pomme de terre. Riche en féculent, le manioc peut être fermenté ou cuit. On l'utilise alors pour faire la farine, du pain, du tapioca, la semoule, du sucre, de l'amidon de blanchisserie. La fécule de manioc est présente dans la fabication de cosmétiques, de colles, de détergents et même de papier. A partir du jus de manioc fermenté on farbrique une bière très forte notre plante aux multiples facettes, sert aussi dans la fabrication d'eau de vie.... Après trempage, on peut aussi le transformer en tapioca, en semoule  "Attiéké" un couscous de manioc (Côte d'Ivoire) ou en bâton de manioc ( "chikwangue"). Mélangé à l'huile de palme, le manioc devient mitumba : pâte de couleur jaune que l'on cuit à l'étouffée et qui se mange seule ou comme légume d'acompagnement. Un régale ! Le manioc peut être bouilli, pilé, réduit en pâte, présenté en galettes, croquettes, beignets... Dans les deux Congo : Une fois râpé, pilé, à la main ou au moulin, on obtient une farine blanche appelée fufu (foufou)  Elle peut être aussi  donnée à de jeunes enfants. Le fufu  a une valeur calorique sèche de 250 à 300 Cal, soit près de la moitié lorsqu'elle est en pâte. un délice pour nos enfants, à l'orphelinat Notre dame de Liesse en RDC ! Cette farine mélangée à de l'eau bouillante à égale proportion constitue un aliment qui accompagne les plats en sauce. Et notre Bon Gari !!! le gari est une semoule finement granulée obtenue à partir de pulpe de manioc fermentée, écrasée, tamisée puis désséchée au feu : Yako aux Mamans qui perpétuent ces gestes de génération en générations. Notre vedette est l'aliment de base de la cuisine africaine même s'il est moins présent dans les pays du Sahel : car le manioc est une plante qui aime l'eau.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site